Migration – Congrès d’Alicante 2009

Zone d’échanges et de circulation depuis toujours, la Méditerranée est aujourd’hui marquée par de fortes disparités démographiques, économiques et sociales.

D’un point de vue historique il n’est pas sans intérêt de souligner que la Mer Méditerranée (« Mer au milieu des terres » dans son étymologie) est un lieu de rencontre et d’échanges entre civilisations différentes depuis toujours.

Son identité particulière, qui s’est construite au fil des siècles, a sans doute été façonnée par les échanges commerciaux, les conflits militaires, les flux migratoires et par le brassage de civilisations hétéroclites unies par cette Mer commune et par une culture commune de la migration.

Les migrations en Méditerranée constituent un sujet politique sensible, dont les gouvernements évitent souvent de parler. Dans les conditions actuelles, les migrations pourraient constituer une valeur ajoutée plutôt qu’un phénomène à prévenir.

Toutefois, pour que les migrations puissent constituer de facto une valeur ajoutée à la fois dans les pays d’accueil et dans les pays d’origine il faut essayer de répondre à un certain nombre de problématiques qui renvoient à des questionnements démographiques, économiques, de développement, de circulation des savoirs, d’intégration des populations migrantes à la fois dans les pays d’origine et aussi dans les pays de destination.

A l’initiative du Mouvement Européen International, de la Bibliothèque d’Alexandrie, de la Casa Mediterraneo d’Alicante et des Comités nationaux d’Algérie, Égypte, Maroc et Tunisie, le Congrès d’Alicante a été organisé dans le cadre du Dialogue Sud Nord Méditerranée les 19, 20 et 21 Novembre 2009 et a réuni plus de 350 participants représentant 30 pays du Sud et du Nord au tour de ces deux thèmes essentiels.

Il a été rehaussé par la présence de la Commissaire européenne pour les Relations Extérieures, Madame Benita Ferrero Waldner ; du Vice-Président de la Commission Européenne en charge de l’espace justice, liberté et sécurité, M. Jacques Barrot et du Ministre des Affaires Etrangères d’Espagne, M. Miguel Angel Moratinos.

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